Home

Blog

Career

Advertising 

Contact us

News

French/Kreyol
Boston
National
World
Business
Who is who ?

Opinions

Editorial
Letters to the editor
Blog
Submit an article
What is in the radio?

Art and entertainment

Event calendar
News reviews
Around Boston
Restaurants
Community resources
Church listing
Organizations
Business Directory
Links

Real Estate

Home for sale
Home for rent
Mortgage
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Mal D'Haïti:
Un combat pour un redressement...

A 100 years old Nouvelliste 's article
Found in Carlo Desinor's book- 100 ans au quotidien. Retyped by Annie Wilfrid- Please overlook the little mistakes.     
  
                              La question du jour,c'est a dire le problème du relèvement moral et économique d'Haïti, a fait couler
beaucoup d'encre. Chacun a voulu y faire

 entendre sa chanson, brève ou longue, et durant plus d'une année nos journaux ont retenti du fracas des lances entrechoquées. Mais pendant que quelques-uns des jouteurs, oubliant le point de départ, s'égaraient en des controverses interminables sur les mérites respectifs des peuples, le Docteur Léon Audain ne perdait pas de vue un seul instant la vraie question et dans une série d'articles donnes au Pacificateur, il décrivait de la façon la plus exacte possible ce qu' il’ appelle le mal d'Haïti, en montrait les causes et proposait le traitement qui lui parait devoir y être le plus efficacement applique. C'est ce triple Object qui fait la matière du livre qu'il a publie chez Joseph Verrollot et que nous avons déjà, dans une courte note, signale a nos lecteurs.

Les vices de la société haïtienne résultent de sa constitution propre: c'est cette constitution qu'il faut donc tout d'abord étudier. Etude difficile, a laquelle la Docteur Audain s'est livre, l'esprit libre de toute prévention, de toute passion, de tout parti pris d'école. Guide uniquement par la méthode qui consiste, au moyen de l'observation impartiale et rigoureuse, a rechercher dans la masse mouvante des faits leurs raisons profondes et leurs rapports de dépendance- l'auteur nous donne de notre état social une explication lumineuse.

Les causes de cet etat social trop lamentable, hélas! Le Docteur Léon Audain est allé les chercher dans notre histoire, en essayant de déterminer, dans quelle mesure les tendances léguées par nos ancêtres d'Afrique ont pu se combiner, avec les qualités et les défauts transmis par la race blanche pour constituer le type haïtien.

De quels éléments ce type est-il formé? Quels sont les traits essentiels de son tempérament et de son caractère et que l'action exercée sur l'un et l'autre pendant cent ans de vie indépendante, le milieu physique et les mille et une circonstances morales dont se compose la trame de l'existence nationale! Voila des questions auxquelles le Docteur Audain répond abondamment: nous renvoyons le lecteur aux pages de si pénétrante analyse ou, a cote des nombreux défauts de l'âme haïtienne, il indique les rares qualités qui la font éminemment perfectible.

Parce que ces qualités n'ont jamais pu librement et de façon continue se manifester, on a conteste qu'elles existent: l'auteur montre a quel point cette opinion est juste, les haïtiennes ayant depuis longtemps fait la preuve de leurs aptitudes intellectuelles et de leur puissance de travail.

Quelles causes internes ont donc empêché les haïtiens de tirer de leur intelligence, de leur énergie laborieuse, de la merveilleuse richesse du pays, tout le parti désirables? Quelles circonstances ont en Haïti, constamment entrave l'effort de l'individu, décourage son activité, ruine ses ressources et l'ont peu a peu amené a cet état de servilité et d'impuissance ou se débattent la plupart de nos compatriotes?

Ces causes sont nombreuses: elles sont politiques, morales et économiques. le Docteur Aubain en signale trois, auxquelles il attache une importance particuliere: le défaut d'unité nationale, l'absence de liberté, l'éducation défectueuse.

On peut dire que deux peuples vivent en Haïti cote a cote, sans se pénétrer et sans se connaitre. Entre les hommes des villes et les paysans, entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, la différence est telle qu'on a peine. "a les croire citoyens d'un même pays." Dans les contrées d'Europe, la distance est certes grande entre les masses et les élites, mais en elles existent des idées et sentiments communs qui, a de certaines heures, les dressent frémissantes, secouées par les mêmes émotions et les mêmes fièvres. ici, rien de tout cela. De l'élite au peuple, nul courant de sympathie sincère et ardente. Dans le peuple de la méfiance, qui devient facilement de la haine.

Si la division est profonde entre le citadin et le campagnard, l'unité est-elle réalisée dans la villes? "Vivant isoles les uns des autres, n'ayant aucun quotidien qui les tienne réellement au courant des faits nationaux qui devraient les intéresser, pensant différemment suivant les localités qui les ont vu naitre, se méfiant les uns de autres de villes en villes, n'attendant qu'un moment favorable pour se précipiter les uns contre les autres et faire sentir le poids de leur épée, les citadins forment des groupements épars le long de nos rivages, sans cohésion réelle.

Nos paysans ne connaissent pas davantage entre eux. Passant leur vie dans le petits villages dissémines sur le territoire de la République, ils ne sentent point la solidarité ne leur apparait d'ailleurs - quand elle se manifeste - que sous la forme éminemment détestable de l'impôt, -- qu'ils paient le plus souvent sans savoir, ou du service militaire, -- qui fait d'eux les très humbles esclaves du chef de section. Surf le chef de section et sur son autorité souveraine dans les campagnes, le Docteur Audain a écrit des pages pleines de verve, qu'on ne peut lire cependant sans un profond serrement de cœur.

le malaise social - qui résulte de cette désharmonie nationale - ce cessera qu'avec le règne de la liberté. Pourquoi l'élite ne va-t-elle pas au peuple? Parce que le despotisme - qui trouve dans la masse aveugle ses instruments de domination et d'oppression - a intérêt a la maintenir dans l'ignorance et a empêcher par conséquent d'arriver, jusqu'a elle la lumière qui, en éclairant son âme, le ferait consciente d'elle même et de ses droits. Aussi toute tentative de rapprochement entre l'élite et le peuple est elle considérer par nos gouvernants - dont les intérêts s'opposent trop souvent a ceux de la nation - comme un danger qu'il faut violemment écarter.

La liberté, comment l'aurons-nous? Ou elle sera octroyée par le gouvernement qui, par suite des conditions particulières dans lesquelles la nationalité haïtienne s'est constituée, a pu concentrer dans ses mains tous les pouvoirs, ou elle sera conquise par le peuple. peut on attendre du peuple haïtien une telle conquête? Non, car la masse de notre peuple ne sait pas encore ce qu'est la liberté: on ne désire pas vivement que ce que l'on connait bien. Autrement elle aurait depuis longtemps brise par la force les tyrannies intérieures qui l'ont depuis un siècle retardée sur le chemin du progrès, et on ne l'aurait pas vue si souvent se mettre avec les oppresseurs contre ceux qui luttaient pour son propre affranchissement.

Et cependant la liberté lui est nécessaire, car la liberté est le seul régime compatible avec la dignité de la personne humaine et, seule, elle permet le développement harmonieux des individus et des nations. Si le peuple haïtien ne peut pas encore conquérir la liberté, il faut la lui donner: nous n'avons pas le temps de l'attendre de l'action lente de l'éducation.

On a critique cette conclusion en disant que c'est par son effort propre qu'une nation se rend digne de la liberté. Le Docteur Audain a répondu a l'objection en montrant, par l'exemple éclatant du Japon, les effets de la "liberté octroyée", et en indiquant l'action personnelle du Mikado, soutenu par l'élite intellectuelle de la nation, dans l'œuvre merveilleuse réalisée par les japonais libérés du régime abrutissant du "shogourrat".

Comment pratiquement la liberté pourra-t-elle être octroyée? Lisez a ce propos le chapitre intitule "La division néfaste", ou l'auteur trace avec éloquence le rôle magnifique que pourrait jouer le chef de l'état qui soucieux du progrès de la nation et désireux ment des prérogatives souveraines que les mœurs publiques lui ont accordées et dont on a fait jusqu'ici un si détestable usage.

Est-ce la chose impossible, et faut-il craindre que le peuple ne sache pas reconnaitre le pris d'une telle faveur et en profiter? Le peuple haïtien est sage. Ses révoltes et ses exaltations ne durent guère. Supportant avec résignation les tyrans, il n'aurait pas assez de voix et d'enthousiasme reconnaissant pour acclamer ceux qui lui voudraient et lui feraient du bien. Il prendrait vite l'habitude de la liberté, et après quelques années d'exercice loyal et franc de ses droits, il saurait résister contre les tentatives de reasservissement. Toute éducation est une acquisition d'habitudes qui, avec le temps, deviennent comme instinctives. Il faut habituer le peuple a être libre. C'est a la rude école de la liberté qu'il apprendra comment une société se développe et marche d'un pas assure dans les voies du progrès.

Pour compléter et consolider l'œuvre de la liberté, il y aurait tout un ensemble d'institutions a créer et des travaux a accomplir qui permettraient au pays de prendre un essor définitif - le Dr Léon Audain n'a pas garde d'oublier le rôle important que joue l'école dans la vie d'un peuple: aussi y consacre-t-il toute la dernière partie de son livre. Quelle éducation faudra-t-il adopter pour Haïti: l'anglo-saxonne ou la latine? Le Docteur Audain n'est pas esprit absolu. "Aucune éducation - dit-il, très justement - n'est pas bonne ou mauvaise en soi. Il n'y a pas un type d'éducation applicable a tous les peuples, car ceux-ci n'ont pas tous les mêmes qualités ou défauts naturels. Une éducation bonne pour un peuple, peut-être déplorable pour un autre. La bonne éducation populaire est celle qui, se basant pour chaque peuple sur ses besoins physiques, arrive a le modifier dans le sens du bien et par un développement raisonne de ses diverses facultés, a élever sa mentalité." S'appuyant sur ce principe, le Dr Audain propose un système d'enseignement qui ferait la part égale aux besoins intellectuels, moraux et matériels de la nation haïtienne. Le système préconisé par l'éminent écrivain, est intéressant et mériterait d'être longuement expose. L'ouvrage du Dr Audain est d'ailleurs tout plein d'idées originales et des vues personnelles que nous aurions pris plaisir a discuter si nous avions craint d'excéder les proportions d'un simple article de journal.

Nous pouvons dire - comme conclusion - que le mal d'Haïti est un livre de courage et de foi; de courage parce que l'auteur expose en toute franchise les maux dont souffre notre pays; de foi, parce que l'étude qu'il a faite sur notre société lui a donne la conviction profonde que le peuple haïtien possède de réels éléments de progrès qui, rendus puissant par l'association, lui assureront dans l'avenir le bien-être et la joie - récompense méritée par cent ans de souffrance et de misères!

Special Thanks to Paul Sanon
Dicuss this article
" Guy.-Ces causes sont nombreuses: elles sont politiques, morales et économiques. le Docteur Aubain en signale trois, auxquelles il attache une importance particuliere: le d... See Moreéfaut d'unité nationale, l'absence de liberté, l'éducation défectueuse."
L'article entier se trouve résumé dans ce paragraphe.
Alors, on voit depuis combien de temps tant d'encre a été gaspillée pour signaler des pistes de redressement de la détresse haitienne. Mais, invariablement les décideurs ont fait la sourde oreille, car le status quo reste l'ambiance idéale dans laquelle, les 'politichiens', les profiteurs, les flibustiers, les spéculateurs, les contrebandiers continuent à opérer, juste pour assurer leurs profits, au détriment d'un peuple zombifié, manipulé comme des marionettes par les ficelles de la faim et les promesses creuses de politiciens sans scrupules et trop souvent sous-qualifiés.
Les technocrates et les académiques sont, la plupart du temps, vus comme des illuminés, des fous; bonne excuse pour ignorer les propositions lucides et progressistes qu'il offrent, en vain, pour faire avancer Haiti...

 

Genty Antoine
100, 1000 annees passeront et la meme situation demeurera. Le salut doit venir de l'exterieur, c'est-a-dire livres a eux-memes les locaux ne possedent pas les ressources necessaires. Ils peuvent fournir certes la main d'oeuvre, mais le gros du paquet c'est nous La Diaspora. Commencons d'abord par nous organiser, ensuite mobiliser l'interieur du pays.

 

Jacqueline Mehu Montfleury
????????????????????????? L'heure ap passer pendant ce temps . Le defaut d'unite Nationale ... Nous avons besoin d'une prise de conscience .( we do not see each other as equals ) Tout cela d'apres moi , est a la base de notre handicap .

 

La Justice américaine félicite et remercie l'Etat haïtien pour sa collaboration dans la lutte contre la corruption
Un ancien haut cadre de la Téléco, Robert Antoine, a été condamné à 4 ans de prison pour son implication dans un réseau de blanchiment de fonds détournés. Le verdict, rendu par un juge du tribunal fédéral du district de Miami, ordonne à M. Antoine de restituer plus de 1 800 000 dollars et de verser 1 500 000 dollars d'amende.
Contact: Romeo Estinvil, estinro@hotmail.com
Jacques Dady Jean, jacjean1@hotmail.com
(617) 429-5420

Le Nouvelliste Haiti

Radio Kiskeya

 Jeune Haiti Magazine

Promote Your Page Too

This site is

under construction

.

Place Your Ad Here

 

(617)429-5420

(617)298-0357

The Mattapan/ Greater Boston School of Technology

Charity Banquet

Generations, 81 Memorial drive, Avon MA- Sunday

August 8, 2010, 

From 6:00pm to 10:00pm.

www.mattapantech.org

 

 

 

 

 

 

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.