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Chavez's socialist revolution has led to banking and power assets being nationalized

Autre époque, mêmes revendications.

De l’émission Echo d’Haïti

echodhaiti1@yahoo.com

N'allez surtout pas demander à l'haïtien de négocier son "rara", son carnaval ou sa coupe du monde de football, vous feriez faux bons. N'allez pas non plus lui demander de se mobiliser pendant ces périodes, ce serait peine perdue. Pourtant, pendant ces périodes, ses problèmes demeurent intacts et dans le silence du soir de la fête, au moment il regagne son lit ou sa natte, il est rattrapé par sa misère, son dénuement et sa famine. Il faudrait un cas de force majeure pour porter l'haïtien à renoncer à ces moments de festivités et l'hécatombe du 12 janvier 2010 était un de ces événements qui a su lui faire prendre conscience qu'il peut se passer de son carnaval.

Il faut bien le comprendre et pas le blâmer car c'est lui la victime qui a toujours vécu dans la misère, les difficultés et les privations et ces moments de liesses lui procurent non seulement un grand soulagement mais lui font oublier sa misère et lui donnent l'énergie nécessaire pour affronter les dures réalités du quotidien. 

Ces moments d'exutoire populaire sont tour à tour utilisés soit comme défoulement ou de regain d'oxygène par le peuple qui étouffe dans les ghettos ou les taudis de la misère, soit par les dirigeants qui les utilisent comme arme politique ou arme de mystification pour faire oublier au peuple qu'il est démuni, qu'il n'a pas de travail, qu'il n'a pas de logement décent bref, qu'il est privé de tout. Le peuple haïtien a toujours vécu dans la grande privation et les classes moyennes se débattaient comme des forcenés pour survivre bien avant la date fatidique du 12 janvier 2010. Il était déjà pauvre et démuni lorsque l'embargo des années 1990 l'a réduit à l'état d'indigence tandis que l'hécatombe du 12 janvier 2010 l'a carrément anéanti.  

Arme politique pour les dirigeants bien sûr car si pendant toute l'année, les citoyens qui payaient régulièrement pour le courant électrique ne recevaient pas le service, durant les jours de carnaval ou de coupe du monde, le courant électrique était disponible 24 heures sur 24. En plus de ceci, on gratifiait au peuple certaines fois d'un "carnaval des fleurs" et l'on permettait même que le carnaval se poursuive même après le jour des cendres parce que l'on veut tout simplement obturer le temps des misérables et leur faire oublier leur indigence.

Le régime tortionnaire dictatorial de présidence à vie des Duvalier soutenu par les Américains pendant trente ans avait bâillonné les revendications populaires. Toutefois, depuis 1986 les revendications du peuple haïtien n'ont pas changé et tout au cours de ces vingt trois années, le peuple a toujours à chaque instant revendiqué de meilleures conditions de vie, d'une éducation standard pour ses enfants, d'accès à des soins de santé, des logements sociaux, de l'emploi, de la sécurité, des loisirs et autres.  

L'instabilité politique qui a régné en maître depuis 1986 et entretenue par les coup d'état successifs qui ont émaillé la vie sociopolitique des haïtiens ont donné de temps à autre une douche froide aux revendications populaires tout en les renvoyant sine die. Le peuple pourtant s'est toujours accroché à ses revendications et espérait les voir un jour se concrétiser. Pauvre peuple! C'est bien dommage que l'on ne peut pas empêcher à quelqu'un de rêver.  

En plus de cette situation d'instabilité, les privatisations des entreprises d'Etat, la corruption et les détournements institutionnalisés de fonds publics ont privé l'Etat d'Haïti de tous moyens d'exécuter son budget sans le concours des étrangers et de surcroit dépourvu de capacités de répondre aux exigences du peuple haïtien. 

Toutefois, l'après-midi du mardi 12 janvier 2010 a non seulement comme les coups d'état, donné un sacré coup aux aspirations du peuple haïtien de pouvoir un jour jouir du bien-être dont il a toujours rêvé mais aussi le met face à une responsabilité de lutter pour la reconquête de son pays, un pays que les étrangers s'approprient avec le concours d'un traite Président.

Nous avions soutenu les revendications réclamant le départ du président Préval, et avions manifesté pour que cela puisse se réaliser, non seulement parce Monsieur Préval ne préside absolument rien mais aussi pour permettre l'établissement au timon des affaires publiques d'un consensus qui puisse aborder sereinement ses problèmes structurels. Le vrai problème n'est pas une affaire d'élections, on a beau élire des Présidents, les revendications du peuple ne sont jamais satisfaites. Il nous faut actuellement poser le problème autrement et s'attaquer à la structure qui entretient cet Etat prédateur que nous avions toujours eu.  

A ce carrefour de la coupe du monde de football où le peuple haïtien prend vacances de toutes mobilisations, la "Communauté Internationale" de son côté met des bouchées doubles. On pense gagner du temps à Monsieur Préval en profitant de la démobilisation du mois de juin pour lui faire gagner un mois de sursis, on parle d'élections, un processus auquel le peuple n'y croit vraiment pas, on pratique ce que l'on appelle la politique de l'Autruche en faisant semblant d'ignorer les principales revendications du peuple, on sera bien forcé de leur faire face un jour ou l'autre car les revendications n'ont jamais changé depuis.  

Quand on voit l'effervescence de certains leaders politiques pour participer aux élections, on se demande s'ils sont conscients de l'ampleur de la tâche qui les attend. On se demande avec raison s'il sont au moins au courant que toutes les Entreprises d'Etat sont privatisées, que l'Etat est anéanti, qu'il n'y a même pas de Palais, que le pays est occupé et que les revendications du peuples ne peuvent souffrir d'aucun délai. On se demande aussi s'ils ont une réponse à ces questions où s'ils ont déjà prévu un mode de gestion du pays sous occupation.  

On ne saurait non plus ne pas questionner l'obstination de la Communauté Internationale à vouloir imposer aux haïtiens des formules de gouvernance inacceptables partout ailleurs. On est forcé de se poser la question de savoir si le plan du triumvirat: Etats-Unis-France-Canada, est de faire fonctionner Haïti par le biais d'expédients. En Attendant, les revendications du peuple haïtien n'ont pas changé d'un pouce. La coupe du monde de football terminée, le réveil sera brutal.

Ecoutez-nous en direct tous les samedis soirs sur le site de la www.WUNR.com  à huit heures, heure de New York.  

Nous sommes ouverts aux supports et suggestions: écoutez-nous, écrivez-nous à l’adresse postale suivante: Echo d’Haïti Po. Box 1305 Randolph Ma. 02368, ou à notre adresse électronique  echodhaiti1@yahoo.com.

 

Massachusetts Lawmakers Pass $27.9 Billion Budget on Deadline

June 25 (Bloomberg) -- Massachusetts legislators, facing a July 1 deadline, authorized a $27.9 billion budget that cuts spending and uses reserves to compensate for the loss of extra federal support for Medicaid.
28 in House urge retention of immigration measure
A provision to formally deny state benefits to illegal immigrants, hanging in the balance during ongoing House-Senate budget negotiations, got a boost yesterday from 28 House members who urged negotiators to include the Senate-passed provision in the budget’s final draft.

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Marc Bien-Aime

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