C'est
ce mercredi 2 juin 2010 qu'a eu lieu en
République Dominicaine à l'Hôtel Moon
Palace à Punta Cana le "Sommet sur le
futur d'Haïti: en vue de la recherche d'une
solution à la crise" née du 12 janvier
2010. Ce sommet bien sûr a été préparé
par le Président Dominicain Leonel Fernandez
qui non seulement est l'hôte du sommet
puisqu'il se déroule dans son pays la
République Dominicaine mais aussi le porte-parole
du peuple haïtien puisqu'il revenait d'un
voyage de dix jours en Europe le conduisant en
Espagne et en Italie dans l'optique de
préparer le sommet sur Haïti.
Ce
sommet qui va réunir dans un hôtel grand
luxe les représentants de cinquante quatre
pays et trente cinq organisations y compris la
commission CIRH petit groupe d'amis que
le Président Préval a créé pour superviser
les travaux, sera aussi l'occasion pour
permettre à ces participants de sabler un peu
de champagne sur le dos du peuple haïtien qui
vit sous les tentes depuis tantôt cinq mois
et qui n'a encore vu personne venir lui dire
ce que demain sera.
L'événement
est peut-être anodin pour ceux-là qui le
regardent d'un air peu avisé mais celui qui
replace les divers éléments du puzzle dans
leur contexte tout en les questionnant,
comprendra le plan qui est en train d'être
mis en place. Rappelons que bien avant
l'hécatombe du 12 janvier 2010, Monsieur
Fernandez revêtait déjà son costume de
Lobbyiste ou Porte-parole pour Haïti lorsque
durant un voyage en France, il a eu à
demander la présence de la MINUSTHA en Haïti
pour environ dix ans. Etait-il déjà dans le
secret des Dieux?
Monsieur
Fernandez a certes un excellent parcours dans
les Agences Internationales et pour retenir
deux éléments importants de ce parcours,
soulignons qu'il est membre
depuis 2000 des Exécutifs
Etats-Unis-Caraïbes patronné par le Centre
des Etudes Stratégiques et Internationales de
Washington (CSIS) et fut nommé en 2002
Président de l'Association des Nations-Unies
en République Dominicaine (ANU-RD). Nous
portons ceci à l'attention des haïtiens pour
qu'ils comprennent que le plan qui se déroule
c'est en quelque sorte la réunification de
l'ile d'Hispaniola, faisant disparaitre
totalement les vestiges de la République
d'Haïti tout en favorisant la prédominance
de la République Dominicaine qui sera le
Centre du pouvoir de l'Ile.
Ceux
qui espèrent que les bailleurs honorent les
promesses de fonds pour la reconstruction
d'Haïti se fourvoient grandement. Faute de
fonds, la reconstruction des édifices publics
d'Haïti, symboles du pouvoir et de
l'existence de l'Etat ne sera qu'un simple
rêve. Donc pas d'édifices publics, pas
d'Etat. Il y a aussi ceux qui pensent que
l'Internationale va reconstruire le Palais
National d'Haïti, il va falloir qu'ils se
disent pourquoi elle le ferait puisqu'en
République Dominicaine, il y a déjà un
Palais et tous les bâtiments publics
nécessaires.
Certains
pourraient taxer ces réflexions de pures
rêveries, mais ils risquent eux-mêmes de se
laisser prendre au dépourvu car alors que
l'Internationale fait des pas de géants,
nous-autres les haïtiens nous continuons à
nous quereller autour de mesquins intérêts
et à demander à cor et à cris, le retour
des Duvalier et d'Aristide comme s'il n'y a
que Duvalier ou Aristide qui ont laissé
respectivement le pays depuis vingt trois et
six ans, qui pourraient faire quelque chose.
N'y aurait-il donc plus de femmes ou d'hommes
capables en Haïti?
Notre
position à Echo D'Haïti est celle de
l'avant-garde car nous voyons venir, si rien
n'est fait par les haïtiens, des moments de
grandes douleurs.
Notons
en passant pour revenir à la Commission, que
la diaspora si chère à Préval n'y a pas
été représentée, pourquoi le ferait-on,
puisque l'étranger lui-même n'y a pas
intérêt non plus. L'étranger connait très
bien l'haïtien et il sait que ceux-là qui
vivent en diaspora pourraient le contredire ou
mettre son projet en difficile situation.
Ceux-là
au contraire qui vivent à l'intérieur
d'Haïti et qui sont peu habitués aux
combines des étrangers ou qui les regardent
comme des dieux, ne seront que des figurines
dans cette commission car étant à la solde
de Préval, ils vont faire preuve de loyauté
et n'auront à toutes questions ou
propositions que des "Yes Sir" pour
toutes réponses. La représentativité par
ailleurs des membres de la Commission est
certes à questionner car le dossier en
question est celui de la reconstruction
d'Haïti, le pays de nous tous pas d'un petit
groupe. Bien au contraire la Commission pue le
sectarisme dans toute sa splendeur.
Nous
ne cesserons jamais de dire qu'il est
impératif que les haïtiens se mobilisent
pour qu'ils reprennent les rennes de
leur pays, car ce qui se trame n'est pas pour
leur bien-être.
Si
des inquiétudes fusent de partout pour ce qui
concerne la vie des haïtiens sous les tentes
face à l'approche de la saison cyclonique,
les dirigeants haïtiens; Président, Premier
Ministre, Ministres, Directeurs ou autres,
n'en font aucun cas. Le pauvre peuple est
laissé à la merci des Organisations non
Gouvernementales (ONG). Est-ce que par hasard,
ou bien voudrait-on que d'avantage
d'haïtiens meurent? Est-ce que les Trois
Cents Mille morts n'étaient pas suffisants?
Dans
peu de jours, le peuple haïtien aura bouclé
le cycle des cinq mois de calamités tout au
cours desquels il n'a cessé de se demander
qui sont les responsables de l'Etat en Haïti?
Si cet Etat existe toujours, quel est donc son
rôle si ce n'est que de rassurer la
population et de pouvoir à son bien-être? On
a beau cherché mais on ne voit que des tètes
d'étrangers qui s'agitent en Haïti et
ailleurs, ou sont nos responsables?
L'une
des décisions prises au cours de sommet de
Punta Cana est l'annonce de la création d'un
Bureau à Port-au-Prince où la Commission
élira domicile en vue de commencer ses
travaux. C'est en quelque sorte un
gouvernement parallèle à celui déjà
existant, peu importe les dépenses que cela
pourrait engendrer, en Haïti tout est
possible, tout peut se faire. Il faut noter
aussi que même la date de l'ouverture du
Bureau à Port-au-Prince est annoncée par
Monsieur Bill Clinton, pas par Monsieur
Préval ni même par Monsieur Bellerive. La
question qui tourne dans les tètes à
laquelle on cherche réponse est la suivante:
Si les responsables haïtiens ne sont que de
simples figurines alors dites nous, qui est le
capitaine à bord?
Ecoutez-nous
en direct tous les samedis soirs sur
le site de la www.WUNR.com à
huit heures, heure de New York.
Nous
sommes ouverts aux supports et suggestions:
écoutez-nous, écrivez-nous à l’adresse
postale suivante: Echo d’Haïti Po. Box 1305
Randolph Ma. 02368, ou à notre adresse
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